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Museomix remixe les musées

3 jours ! 3 jours pour repenser le parcours des visiteurs ou la présentation de certaines œuvres. C'est le pari de Museomix et la démonstration que les plus grandes institutions s'ouvrent aux débridements créatifs des makeathons avec audace et succès.

A l’origine de cette initiative, un collectif hétéroclite, réunissant des personnes de tous horizons. Leur constat : le numérique peut fondamentalement changer une organisation. Et dans le cas d’un musée, transformer les relations au public, qui restent parfois incomprises. Ils rêvaient d’un musée qui soit ouvert, un terrain de jeu qui laisse la place aux visiteurs ou à des tiers pour développer leurs propres discours… Ils l’ont fait.

En co-fondant Museomix, Yves-Armel Martin, Directeur du centre d’innovations numériques Erasme, avait pour ambition de former des «communautés d’innovateurs créatifs». Un week-end par an, des talents d’univers différents se réunissent, réfléchissent et créent dans un univers en perpétuelle ébullition. En 3 jours d’effervescence, les participants sont divisés par équipe : makers, graphistes, médiateurs culturels… Tous sont représentés de façon égale afin de proposer, à l’issue de l’opération, des prototypes réalisables aux musées. Cette année, 53 prototypes ont été soumis.

L’originalité : proposer une expérience simultanée. Des outils vidéo et interactifs permettent une visualisation globale de l’événement, depuis l’extérieur mais aussi entre les différentes localisations. « L’objectif est de faire vibrer l’ensemble des communautés ».  

Mais Museomix, ne dure pas que le temps de l'événement. En amont, un appel à projet est publié : les musées peuvent s’organiser, et les communautés locales se former. Pour qu’une nouvelle communauté puisse se créer, il faut qu’un ancien museomixeur devienne facilitateur, puis organisateur. «C’est une logique d’émergence, de viralité ». En aval, l’objectif est que les équipes créées puissent continuer à monter des projets ensemble, mais aussi que les musées puissent réaliser les prototypes proposés. Et ça marche : de plus en plus de musées candidatent pour participer à l’opération, et certains ont déjà mis en place les prototypes des années précédentes. Le Musée Gallo-Romain de Fourvière, notamment, est en train de mettre au point son quatrième prototype au sein de l’exposition permanente.  

Au programme de cette année : un musée dont vous êtes le héros, un holo-fossile qui se balade, des coquiphones pour rester connecté avec les coquillages... On a hâte de voir les résultats in situ

 

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