« Ma philosophie actuelle, c'est de toujours trouver des opportunités dans les difficultés », Vincent Klingbeil, Fondateur d’EDG

« Ma philosophie actuelle, c'est de toujours trouver des opportunités dans les difficultés », Vincent Klingbeil, Fondateur d’EDG

© ptasha

À 41 ans, Vincent Klingbeil est le fondateur d’European Digital Group. Créé en 2019 avec le soutien du fonds Montefiore Investments, EDG est un business partner qui mise sur le digital pour augmenter la croissance de ses clients. Le groupe fédère aujourd’hui 12 entreprises ultra spécialistes sur son secteur,  toutes associées entre elles. Il a vocation à devenir un one-stop shop pour n’importe quel annonceur qui aurait besoin d’accélérer la digitalisation de son métier.

Quel a été votre parcours avant de créer EDG ?

Vincent Klingbeil : Je suis un ancien avocat d’affaires, reconverti dans le web. Ma formation en droit m’a permis d’exercer dans un grand cabinet d'affaires américain, mais le métier d’avocat n’était pas assez créatif pour moi en plus de la pression subie au quotidien. Je n’étais pas épanoui. J'ai donc décidé de tout quitter pour monter ma startup dans l’entertainment. Talent Zapping est née en 2007, un succès en termes d’audiences : elle comptait 400 000 abonnés, mais je n’arrivais pas à monétiser le modèle. C’est au bout de 3 ans d’aventures que je me suis planté. J’étais très déçu, j’avais mis tellement d’énergie dans cette startup.

Quel est votre état d’esprit vis-à-vis de la notion de résilience ? Comment appréhendiez-vous cette notion avant de créer votre première entreprise ?

Je pense que l'échec est une des étapes du succès de tout entrepreneur. Créer une entreprise, c’est prendre des risques. On y consacre beaucoup d'énergie, on fait beaucoup de sacrifices et ça génère beaucoup de stress. Donc être certain de sa vision et y croire jusqu’au bout, ce sont des qualités qu’un entrepreneur doit avoir. Ma philosophie actuelle, c'est de toujours trouver des opportunités dans les difficultés, et toujours se dire que ça va fonctionner. Il faut rester déterminé, jamais baisser les bras.

Ce que vous avez fait ?

Oui, j’ai monté ma deuxième boîte Ametix, une société de conseil en accélération digitale. J’y ai mis beaucoup d’énergie aussi et je suis passé de 0 à 500 personnes en cinq ans. On l’a revendu à Docaposte, filiale du groupe La Poste, au sein duquel j’ai passé trois ans. C’est à l’issu de cette période que j’ai échangé avec le fonds Montefiore et on a décidé de lancer ensemble EDG.

Quelles ont été vos aspirations lors de la création d’EDG ?

Notre volonté était de monter un nouvel acteur de l’accélération digitale. EDG est composé d’ultra-spécialistes dans chaque levier du digital avec une offre globale à destination des grands groupes, des PME… L’enjeu est d’accompagner toutes les entreprises sur chacune des problématiques de l’accélération digitale. Face aux mastodontes du secteur que sont les Publicis, Accenture, S4 Capital, l’idée était de monter un acteur plus agile, ultra-spécialiste, pour être un véritable trublion ! Aujourd’hui EDG compte 12 entreprises qui agrègent toutes les expertises du digital : Follow, Orès, Ad’s Up Consulting, LesBigBoss, Proximum365/Vimeet, Metsys, Axome, Wold, 140 Studio, Avizio et Adventure Conseil. En chiffres, c’est 1 500 salariés, 150 millions de CA en 2021 avec l’objectif de multiplier par deux notre chiffre d’affaires en 2022. Le Groupe connaît une croissance organique très soutenue avec plus de 50% de croissance organique réalisée en 2021. On surperforme le marché qui a connu une croissance de 15% en 2021.

Comment en êtes-vous venu d’une entreprise initialement basée sur l’humour et l’entertainment, à une entreprise qui est prestataire de service dans le digital ?

Il y a deux catégories d’entrepreneurs : les chercheurs d’or et les vendeurs de pelles : j’ai tenté d’aller chercher l’or, j’ai vu que c’était dur, donc je me suis tournée vers la vente de pelles ! La différence entre un startupper et un entrepreneur dans le service c’est que le premier invente un nouveau business model, là où l’entrepreneur dans le service utilise un business model existant en se donnant la mission de très bien l’exécuter. C’est ce que j’ai voulu faire. Mais on a gardé un pied dans l’entertainement ! EDG a lancé le Tech Show, une émission 100% digital diffusée sur YouTube (+500K vues), les réseaux sociaux et disponible en podcast, qui a pour but de faire découvrir des pépites du monde des startups et les dernières nouveautés de la tech.

Pourquoi avoir voulu permettre un alignement d’intérêt entre le groupe et les entrepreneurs, eux-mêmes associés ?

Le modèle EDG est conçu comme un club d’entrepreneurs. Il permet un alignement d’intérêt entre le groupe et les entrepreneurs, eux-mêmes associés. EDG a une participation majoritaire (60%) dans chaque entreprise membre, et les fondateurs de ces dernières sont actionnaires du groupe. Un cercle vertueux car cela favorise énormément les synergies : nos membres vont ensemble sur des appels d'offres ce qui séduit nos clients. EDG a vocation à être facilitateur de business transverse entre les différentes entreprises du groupe.

Vous êtes-vous également spécialisés dans les nouvelles opportunités et problématiques permises par l’avènement du Web 3 ?

L’un de nos membres, Wold, accompagne des clients pour se lancer dans le Web 3. On en est encore aux prémices, mais on souhaite accompagner nos clients dans leurs réflexions sur le sujet, pour les évangéliser sur les premières étapes à suivre. On ne leur dit pas encore « voici comment vendre dans le métavers », mais ils ont besoin de se préparer. On a d’ailleurs créé le Club Metavers, un événement mensuel qui nous permet de démocratiser le sujet grâce à l’intervention d’experts dans ce domaine.

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