Les dispositifs digitaux doivent être inclusifs et créatifs

Les dispositifs digitaux doivent être inclusifs et créatifs

© Orbon Alija

Pression sociétale, action gouvernementale, action des associations, l’heure est à l’engagement : depuis la loi PACTE, les entreprises redoublent d'efforts pour partager avec l’intégralité de leurs publics leurs actions responsables.

Au cœur de ces engagements et au-delà de l’écologie qui reste incontournable, l’inclusion fait sa place et devient un pilier durable prioritaire.

De la fête à la danse, l’expérience inclusive pour tous

Commençons par le commencement. L’inclusion, c’est placer chaque personne au même niveau, sans faire de différence, en considérant tous les individus avec des besoins communs et personnels. 

C’est aussi un état d’esprit, une ouverture sur le monde et une manière de s’adresser à tous et à chacun, évitant ainsi l’exclusion. Pour Vernā Myers, Vice-présidente des stratégies d’inclusion chez Netflix, “La diversité, c’est être invité à la fête. L’inclusion, c’est être invité à danser.” Une nuance qui fait la différence. 

L’inclusion est un levier largement préempté par les marques qui adoptent cette philosophie dans leurs prises de parole et innovent dans leurs produits. Rexona a par exemple lancé son premier déodorant conçu pour les personnes handicapées, adapté aux personnes malvoyantes ou ne disposant plus de leurs membres supérieurs.

MOODZ, marque de culottes de règles, fait figurer des mannequins transgenres sur son site pour rappeler que leurs produits sont destinés à toutes les personnes menstruées.

En digital comme en physique, l’expérience, pour être inclusive, doit être la même quelle que soit la particularité physique de l’utilisateur, son ethnie ou son identité de genre. 

Pour relever ce challenge, il faut l’adapter à tous dès le départ et dans son intégralité, de l’identité visuelle en passant par le design, les parcours et les contenus. 

L’inclusion, un enjeu business

L’inclusion, enjeu d’image, représente aussi un enjeu business particulièrement important qui s’intensifie sur le digital.

On estime à 12 millions le nombre de personnes handicapées en France. À ce nombre s'ajoutent les personnes qui ne se reconnaissent pas dans les discours ou les dispositifs de marque proposés, pour diverses raisons comme le genre ou la religion.

Ne pas être inclusif, c’est mettre de côté une partie de ses potentiels consommateurs ou clients : c’est donc un problème !  

La créativité, partie intégrante du processus d’inclusion 

En digital notamment, on considère souvent qu’un dispositif (site, application, etc.) inclusif est soumis à d’importantes contraintes créatives. Le mythe du design simplifié à son maximum : un mot écrit en noir et blanc sera compréhensible par tous, un mot en couleur deviendra illisible pour certains.

Non, l’inclusion digitale ne doit pas faire perdre l'identité de sa marque !

La créativité doit trouver sa place dans l’approche inclusive pour construire une relation forte entre la marque et ses publics, grâce à deux leviers que sont l’inclusive design et l’innovation digitale. 

L’inclusive design, balance entre UX (parcours/accessibilité) et UI (design/graphisme), va permettre d’obtenir un dispositif digital répondant aux besoins spécifiques des utilisateurs, tout en étant porteur de l’univers de l’entreprise et de l’expérience de marque.

Le nouveau site corporate d’Expanscience, conçu par l’agence Infostrates, en est l’exemple : la créativité est intégrée dans le processus d’inclusion pour s’assurer de ne pas priver certains utilisateurs de l’expérience de navigation. 

Pour rendre les dispositifs digitaux inclusifs et créatifs, l’innovation est un second levier encore trop peu utilisé. Pourtant, par la réalité augmentée, la réalité virtuelle ou encore l’intelligence artificielle, les expériences digitales vont pouvoir lutter contre l’exclusion et lever les barrières du handicap.

La réalité virtuelle va, par exemple, sensibiliser aux situations d’exclusion en faisant vivre l’expérience du point de vue d’une autre personne, etc. 

PONANT, croisiériste de luxe, utilise souvent l’innovation pour développer des dispositifs interactifs avec ses clients. L’eye-tracking, projet imaginé et réalisé par Infostrates, permet notamment à ses clients seniors, moins rompus aux usages digitaux, de profiter d’une expérience sans besoin de connaissances particulières : la borne observe les mouvements oculaires des participants et leur propose la destination qui leur correspond le plus.

L’inclusion digitale n’est donc pas une contrainte pour les marques, bien au contraire, c’est une opportunité !

Un moyen de véhiculer les valeurs et l’identité de la marque  auprès de tous, de toucher tous ses publics, de créer une relation de confiance et de bienveillance avec ses consommateurs et de donner avant tout du sens à sa raison d’être.

Pour en savoir plus sur Infostrates, cliquez-ici

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