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Frugal, spontané et low-tech : le sport de demain se cache dans le détournement du quotidien

© ibis budget

Pour faire du sport, nul besoin d’avoir une salle toute équipée à domicile ou de payer un abonnement coûteux. Une fois détournés, les objets du quotidien dont on dispose chez soi ou qu’on trouve en extérieur ouvrent la voie à une pratique autant ludique que pleinement accessible du sport.

Avez-vous déjà entendu parler du « jugaad »  ? Ce mot ne vous dit peut-être rien, mais il y a de fortes chances pour que vous en ayez déjà appliqué le concept, sans le savoir. 

Le terme « jugaad » est l’équivalent en Hindi de l’expression française « système D » . C’est une façon d’innover avec peu de moyens, de faire avec ce que l’on a sur la main. En d’autres termes, avoir « plus » ... mais avec « moins » .

En matière de sport, n’importe quel environnement peut ainsi devenir un terrain de jeu, à condition de faire preuve d’un peu d’imagination : c’est que l’on appelle chez ibis budget le « Smart Sport » . Une pratique facile, accessible partout et tout le temps. 

Mais à quoi ces concepts peuvent-ils ressembler concrètement ? À mi-chemin entre le jugaad, le « Smart Sport » et la mouvance low-tech, plongée dans dix pratiques, parfois devenues des phénomènes de société, qui nous invitent à reconsidérer sous un angle ludique notre environnement quotidien.

À table !

Les chaises, bancs ou tables sont des outils très polyvalents. On peut s’y appuyer le temps de quelques pompes ou « dips » - des flexions des bras en étant dos au support -, pour du gainage. Développée sur une île irlandaise au XXème siècle par le controversé Joseph Pilates, la méthode Pilates s’appuie sur des outils de ce type. Avec un matériel simple (nul besoin d’investir pour débuter dans les machines les plus avancées) et le poids du corps, on travaille ses muscles profonds. 

Plus insolite, on peut aussi travailler son cardio avec une chaise. Il existe en effet des courses de chaises de bureau, en Allemagne. Elles consistent à dévaler des pentes dans sa chaise, en accélérant grâce à ses pieds.

Des parcours tout tracés en extérieur

Il existe des parcours sportifs gratuits en plein air, que l’on peut appeler « parcours Vita » , « parcours de santé » ou encore « circuits rustiques d’activités physiques aménagés » (CRAPA). La première piste Vita a été inaugurée à Zurich, en Suisse, en mai 1968. L’objectif : mêler marche ou course et exercices de renforcement musculaire, grâce à des équipements présents le long du trajet. Il en existerait aujourd’hui plus de 2000 en France. 

Vous pouvez également vous servir d’applications pour établir des parcours et vous challenger. Ces outils se sont largement développés ces dernières années. Grâce à son smartphone, on peut mesurer ses performances, fixer des objectifs et suivre ses progrès. 

Pratiques pour garder la motivation, il existe également des clubs entre sportifs que l’on peut créer ou rejoindre. ibis budget possède son propre club d’adeptes, notamment sur le site dédié ou sur l’application Strava.

Recharger ses batteries

Un mobilier urbain d’un genre un peu particulier a fait son apparition depuis quelques années dans les gares, grâce à une entreprise belge nommée WeBike. Il s’agit de sortes de vélos d’appartement… qui produisent de l’énergie lorsque vous pédalez. 

Grâce à eux, vous pouvez charger votre smartphone, et vous dépenser un peu en attendant le train. Pratique, non ?

« Nettoyer, balayer, astiquer »

Un balai peut servir de différentes façons. Déjà, vous pouvez simplement nettoyer votre logement. Ça n'a l’air de rien, mais faire le ménage, c’est aussi du sport. Des études montraient même que la réallocution du temps accordé aux tâches ménagères et au ménage en activités plus sédentaires (comme le fait de regarder la télévision, allongé dans son canapé) aurait eu « d’importantes conséquences sur la santé » sur la population...

Si ça ne suffit pas à vous motiver, vous pouvez aussi utiliser votre balai en guise de rameur en position assise ou vous adonner au « ballon-balai » .

Ce sport nous vient tout droit du Canada, où l’on dénombrerait 30 000 joueurs. Il se pratique normalement sur glace, mais rien ne vous empêche d’en inventer une version estivale, sur des rollers par exemple. De la même façon, un balai classique peut faire l’affaire, au lieu du manche en plastique que les adeptes utilisent. Le concept est sinon très simple : deux équipes de six joueurs s’affrontent, et le but est d’envoyer le ballon dans les filets adverses, comme au hockey.

« Parkourir » la ville

Le parkour est sans doute LA discipline par excellence lorsqu’on parle de détourner du mobilier pour faire du sport. Née en banlieue parisienne dans les années 1990, elle consiste à franchir des obstacles, naturels ou urbains, en sautant, en courant ou en s’accrochant dessus. Aucun matériel n’est nécessaire.

Mal réalisé, le parkour peut être dangereux, notamment si vous voulez prendre un peu de hauteur. Mais il existe désormais des clubs pour pratiquer en toute sécurité, y compris pour les plus jeunes.

Vous referez bien une partie de street-golf ?

Croyez-le ou non, le street-golf est une vraie discipline. Elle consiste à utiliser l’espace public et le mobilier urbain pour se constituer un parcours. 

L’origine du golf urbain est imprécise, mais il semblerait qu’un certain Duncan Thomas en soit l’inventeur. Il y aurait joué pour la première fois à Edimbourg en Ecosse, en 1741.

Attention toutefois à ne pas swinguer trop fort en plein centre-ville… Vous ne voudriez pas blesser vos voisins ou devoir repayer des fenêtres.

Entre deux arbres 

Pour cette dernière option, il vous faudra investir dans une slackline, que l’on trouve à partir d’une trentaine d’euros dans les magasins de sport. Ce sport proche du funambulisme serait né un peu par hasard en Californie au début des années 1980, parce que des grimpeurs ne savaient pas quoi faire de leurs sangles en excès.

Les sangles ont une épaisseur et une élasticité variables. On peut les fixer dans un parc ou un jardin entre deux arbres. Très rapides et faciles à installer, elles permettent d’améliorer son équilibre, mais aussi de gainer son corps en douceur. Elles sont aussi pratiques à emporter un peu partout...

Grâce à ces astuces, vous n’avez plus vraiment d’excuses… Prêts à tester ?

Votre meilleur ennemi ? Les escaliers 

Chez vous, dehors ou même à l’hôtel, grâce aux parcours proposés par des enseignes comme ibis budget, les escaliers seront vos meilleurs ennemis. Ils offrent une multitude de possibilités pour faire travailler cardio ou muscles, et ne vous laisseront aucun répit. 

La façon la plus simple de s’en servir est de les monter et descendre plusieurs fois, en variant les vitesses. Ces aller-retour permettent de solliciter les muscles des jambes et des fessiers à la montée - surtout si vous y allez sur la pointe des pieds ou deux marches par deux -, comme à la descente. Votre capacité respiratoire sera également améliorée à terme. Il n’y a qu’à voir la rapidité avec laquelle vous serez essoufflé(e) pour s’en rendre compte.

Une première course d’escaliers avait été organisée aux États-Unis en 1978. Elle consistait à gravir l’Empire State Building, soit 86 étages, et pas moins de 1576 marches. 

Depuis, il y a eu des courses à la tour Taipei 101 à Taïwan, à La Défense près de Paris, et même sur la Tour Eiffel en 2015 ! Pour en monter les 1665 marches, le polonais Piotr Lobodzinski, recordman du jour, avait mis 7 minutes et 50 secondes.

Du taureau au sac à dos : les haltères faites maison

En 500 avant J.-C., la légende raconte que Milon de Crotone, un ami de Pythagore, gagnait en force en soulevant quotidiennement un petit taureau. Plus les mois passaient, et plus le taureau pesait lourd, et plus l’athlète était puissant. Le concept d’haltères était né. 

Il s’est ensuite développé dans la Grèce antique, où les poids étaient des pierres sculptées, dans lesquelles on creusait des trous pour y glisser ses mains.

Au XIXeme siècle, la Russie a été un peu plus loin en inventant le girya, ou « kettlebell » , un poids en forme de cloche doté d’une poignée. Utilisé au sein de l’Armée, la légende raconte que les soldats auraient imaginé ces poids en ajoutant une poignée à… un boulet de canon.

Pour augmenter l’intensité d’une séance de sport, on peut aujourd’hui utiliser des outils plus ordinaires. Il y a bien sûr les grands classiques comme la bouteille d’eau remplie ou les boîtes de conserve, mais on peut aussi utiliser un sac à dos, que l’on viendra remplir avec ce qui nous tombe sous la main. Pratique en voyage !

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