Six diamants sur fond noir

Pandora lance sa première collection à partir de pierres fabriquées en laboratoire

© Edgar Soto

Le plus grand bijoutier au monde en termes de volume a annoncé qu'il n'utiliserait plus de diamants extraits de mines. Le monde de la joaillerie, de plus en plus soucieux et impacté par les rapports faisant état de violations des droits de l'homme dans les mines, se doit de prendre les mesures nécessaires.

Violations des droits de l'homme dans les mines de diamants

Malgré nombre de réformes, les rapports déplorant les conditions dramatiques d'exploitation des mines continuent d'entacher la réputation des joailliers. Dans le continuum d'une transition consciente et nécessaire de la part des entreprises, vers plus d'éthique et de responsabilité, l'entreprise a annoncé ce mardi 4 mai 2021, l'arrêt de son utilisation de diamants naturels.

Des mesures significatives en faveur d'un approvisionnement plus responsable commencent à être prises dans le secteur de la joaillerie. C'est par exemple le cas de la maison américaine Tiffany qui, depuis l'année dernière, fournit des informations sur le parcours exact de chaque pierre à ses clients.

Pandora n’utilisera plus de diamants naturels

Avec une image plus écologique et éthique, le marché des pierres issues de laboratoires est en croissance. En accord avec ses engagements, Pandora s'apprête à lancer sa première collection réalisée à partir de pierres fabriquées au sein d'un laboratoire au Royaume-Uni. Ces dernières auront également l'avantage de ne coûter qu'environ un tiers de celles extraites.

L'entreprise de bijoux fantaisie utilise relativement peu de diamants extraits de mines. En effet, sur 85 millions de bijoux, elle n'a produit qu'environ 50.000 pièces utilisant des diamants. Mais dans le cadre de sa stratégie globale visant la neutralité carbone de ses activités d'ici quatre ans, sa production ne reposera plus que sur des métaux recyclés.

L'écoulement des stocks de diamants naturels accumulés en 2020

Le secteur diamantaire, après avoir connu une année 2020 compliquée, avec une chute des ventes de 15% et un affaissement des prix de 11%, repart de plus belle depuis les dernières fêtes de fin d'année. En effet, à défaut de pouvoir voyager, les riches consommateurs semblent avoir dépensé davantage dans les produits de luxe tels que les pierres précieuses.

L'entreprise publique d'extraction diamantifère russe, Alorsa, a vu son stock baissé de 60% pour atteindre 12,8 millions de carats en six mois. De Beers, l'un des plus grands producteurs au monde, a récemment déclaré avoir vendu 13,5 millions de carats de diamants au premier trimestre, soit près du double de ce qu'il a extrait au cours de cette période.

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