Petite fille pratiquant le langage des signes.

Une jeune américaine développe une extension Chrome pour sous-titrer les films en langage des signes

© fizkes

Mariella Satow, une jeune américaine invente une extension Google qui permet de regarder certains films Disney+ en langage des signes. L’application est disponible aux États-Unis, téléchargeable gratuitement.

Voir pour comprendre

C’est dans une démarche inclusive que Mariella Satow invente SignUp, une application qui offre des sous-titres en langage des signes sur des films de la plateforme Disney+. L’application est disponible aux États-Unis sous forme d’extension Google Chrome et est téléchargeable gratuitement. Les sous-titres sont accessibles en langue des signes américaine (abrégée en LSA) et utilisée aux États-Unis, dans une partie du Mexique et au Canada anglophone.

C’est lors de ses cours de langage des signes que la jeune fille de 17 ans se rend compte de l’absence de sous-titres en langage des signes sur les plateformes de streaming comme Netflix. Afin d’aider le maximum d’enfants sourd.e.s et malentendant.e.s, Mariella prend la décision de rendre l’application disponible sur Disney+ en priorité.

Des films comme La Reine des Neiges, La Petite Sirène ou encore Les Indestructibles sont ainsi déjà traduits sur la plateforme. Alors que Disney+ compte plus de 100 millions d’abonnés à travers le globe, selon Morning Consult, une entreprise de données globales, 64 % d’entre eux seraient issus de la Gen Z (1996-2010) et des Millenials (1980-1994).

Plus d’inclusivité

Cette application est particulièrement utile pour les enfants de bas âge qui ne savent pas encore lire ou pour ceux qui rencontrent des difficultés à lire. Alors que le sous-titrage est utilisé pour faciliter la compréhension de certaines scènes et différencier les personnages, le sous-titrage en langue des signes apporte une traduction supplémentaire aux malentendant.e.s.

L’application peut être utilisée comme un moyen d’apprendre le langage des signes mais aussi un moyen de sensibiliser un jeune public. Le manque de contenus en langage des signes engourdit le grand public face aux difficultés rencontrées par les sourds dans les activités de la vie de tous les jours, comme regarder la télévision.

Mariella souhaite, plus tard, développer son application pour l’étendre à d’autres plateformes telles que Netflix ou Amazon Prime.

La surdité : les chiffres

Selon une étude menée par le gouvernement français en 2014, 16 % de la population française aurait des problèmes d’audition. En revanche, seulement 8,6 % d’entre eux aurait des problèmes impactant la vie du quotidien. Par ailleurs, selon L’OMS, 6 % des jeunes adultes entre 15 et 24 ans dans le monde seraient concernés par une déficience auditive incapacitante.

Le langage des signes est souvent la première langue des sourds. Pourtant, elle n’est pas universelle. En effet, on compte environ 300 différents langages des signes. En France, les générations de sourds illettrés furent nombreuses à cause de l’éradication des langues autres que française et du silence autour du handicap. Il faudra attendre la Loi 2005-102 pour pouvoir reconnaître la LSF comme langue à part entière.

Le sous-titrage malentendant prend de plus en plus d’ampleur au cinéma et à la télévision. Ceci permet une plus grande reconnaissance des sourds-malentendant.e.s et de leur difficultés, ce qui permet, en retour, de leur offrir des services plus adaptés.

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