Un médecin tient un coeur imprimé en 3D

Impression 3D, médecine personnalisée, upcycling : le futur de la santé n’est pas où vous croyez

Nous n’avons qu’une seule santé, mais mille façons d’en prendre soin. Certains iront chercher des solutions jusque dans l’espace, quand d’autres s’occupent des plus fragiles sur terre… Entre innovation, durabilité et inclusion, la santé cherche son nouvel équilibre. 

En juin 2021, un nouvel accélérateur d’innovation en e-santé voyait le jour à Paris. Six mois plus tard, 22 startups y ont fait leurs premières classes. Derrière cette initiative figurent des poids lourds des télécoms, de l’assurance et de la santé : Orange, Sanofi, Generali, Cap Gemini… Hôpitaux, établissements de santé, universités et grandes écoles, représentants des patients, seront aussi associés au projet. Future4Care veut jouer la carte de l’open innovation pour accélérer le développement des startups, mais aussi créer un centre de connaissances. 

Imprimer des organes depuis l’espace

L’intelligence artificielle ouvre de nombreuses perspectives pour la médecine, notamment dans l’aide au diagnostic. Elle est déjà utilisée à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif pour détecter les cancers du sein. Aux États-Unis, le nouveau dispositif de Medtronic s’attaque, lui, au dépistage du cancer du côlon. GI Genius a été entraîné à reconnaître les polypes malins grâce à plus de 13 millions de vidéos de coloscopies. Le cancer colorectal se situe au troisième rang des cancers les plus fréquents en France, après le cancer de la prostate et celui du sein…

Face à la pénurie d’organes, l’impression 3D peut-elle constituer une réponse ?  Andrew Morgan, ancien médecin militaire de l’armée américaine et accessoirement astronaute de la Nasa, en est persuadé. Et il a décidé de le faire depuis l’espace, afin de bénéficier des avantages de la faible gravité. « À 400 kilomètres au-dessus de la Terre, Morgan a créé des tissus vivants, cellule par cellule, à l'aide d'une imprimante 3D et d'une “bio-encre” », rapporte la BBC. Le futur de la transplantation d’organes est bel et bien sur orbite !

Quand le Dr Jean David Wolfeler, chirurgien stomatologue, et Thomas Gouritin, expert chatbot et IA, se parlent, cela donne Asispo. La startup parisienne veut faciliter le suivi postopératoire en ambulatoire. L’outil compagnon adapte son discours en fonction du patient et de son ressenti, et constitue un relais entre professionnels pour fluidifier le parcours de soins.

Démocratiser le droit à la santé

La France compterait environ 11 millions d’aidants. Peu de reconnaissance, manque criant de dispositifs dédiés, journées à rallonge et un océan de solitude…, voilà le quotidien de ceux qui accompagnent des personnes âgées ou en perte d’autonomie. Prev&Care propose un service d’accompagnement des aidants familiaux salariés. Sa récente levée d’1 million d’euros doit soutenir le développement de la startup dans ce marché en pleine croissance.

« Sans le confinement, je n’aurais jamais osé me lancer par peur du regard des autres… » Beaucoup de jeunes sur TikTok se posent des questions sur les personnes en fauteuil roulant, et ça a fonctionné », explique Arthur Baucheron, un jeune influenceur atteint d’amyotrophie spinale, une maladie musculaire. L’initiative d’Arthur est porteuse d’espoir en matière de visibilité : les personnes en situation de handicap ne sont que 0,7 % à intervenir à la télévision, selon le dernier baromètre de la diversité du CSA

ZaNia Stinson a 14 ans et une détermination à faire pâlir les plus grands activistes. Cette jeune fille a créé le programme « Z Feeds Go-Go bags ». Dans ces sacs qu’elle confectionne et distribue, de la nourriture, des boissons, des collations et des produits d’hygiène. Aujourd’hui, Zania a reçu une bourse d’études, et son programme est quasi financé grâce à des milliers de dons. 
Selon un sondage OpinionWay Atol, 100 millions de paires de lunettes dorment dans nos tiroirs. À Roubaix, la startup « Les Lunettes de Zac » a décidé de leur donner une seconde vie. L’entreprise organise des récoltes de paires, puis une entreprise adaptée à l’emploi des personnes en situation de handicap se charge de les reconditionner ou de les upcycler. Les paires sont ensuite vendues en ligne, dans la première boutique physique de l’entreprise, ou envoyées dans des pays en voie de développement. C’est ce qu’on appelle avoir une vision à 360°, non ?

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