3 amies font les boutiques

Huit initiatives pour dessiner une nouvelle mode

© golero

Mode à la demande, explosion de la seconde main, inclusion…, pour sortir de sa crise existentielle, l’industrie de la mode et du textile poursuit sa mue. Voici huit initiatives capables d’accélérer sa transition durable.

De toutes les matières, c’est la durable que l’on préfère…

Les initiatives pour verdir la filière mode s’immiscent dans toutes les étapes de la création : de la sensibilisation de ses futurs pros à la conception des produits.

Le luxe sera-t-il le fer de lance de nouvelles pratiques dans la mode ? Pour répondre à une clientèle de plus en plus exigeante en matière de responsabilité et d’engagement, la Paris School of Luxury lance « Green Luxury » , une formation dédiée au luxe durable. Les étudiants auront deux ans pour maîtriser le marketing et la communication responsable, l’écoconception ou encore l’éveil écologique… Vaste programme !

Ces futurs diplômés expliqueront peut-être à leur clientèle que la teinture de leur chemisier a été réalisée grâce à des bactéries. C’est le cœur de métier de Living Colour, une entreprise qui réduit produits chimiques toxiques et consommation d'eau intensive lors de la teinture des vêtements, grâce à des micro-organismes qui libèrent des pigments naturels au fur et à mesure qu'ils se multiplient. Les innovations aussi se multiplient ! On note la petite révolution Galy, une startup américaine qui s’est lancée dans le coton de laboratoire…

L’écoconception redessine la mode ! La preuve avec cette initiative de la Fédération de la haute couture et de la mode qui met à disposition des maisons deux outils d’accompagnement et d’écoconception. Le premier est dédié aux évènements (défilés et présentations, notamment), et le second, aux collections et à la chaîne de valeur industrielle. De quoi diminuer l’impact environnemental et optimiser l’impact social des acteurs de l’industrie.

Fin de cycle pour le gaspillage textile  

33 millions de consommateurs ont acheté des vêtements de seconde main pour la première fois en 2020 aux États-Unis. Un chiffre qui en dit long sur l’engouement pour cette alternative à la fast fashion

Après Petit Bateau, Weston, Camaïeu et Cyrillus, c’est au tour d’Isabel Marant de se lancer dans la seconde main. La marque lance sa plateforme Isabel Marant Vintage dans une démarche circulaire et solidaire : les clients envoient leurs vêtements à revendre et reçoivent un bon d’achat. Les bénéfices sont reversés au fonds de dotation de la créatrice. Objectif ? S’engager au quotidien pour l’éducation des femmes et le soutien de l'artisanat dans les communautés autochtones. 

Conséquence des confinements, les marques se retrouvent avec des montagnes d’invendus. Une enquête a révélé qu'Amazon détruit jusqu'à 162 millions de produits neufs par an au Royaume-Uni. Pour freiner cette catastrophe, Weturn a peut-être une solution. L’entreprise recycle des invendus textiles en nouveaux fils de qualité. Rentables, traçables…, les invendus ont bel et bien leur nouvelle filière !

Et si les industries les plus polluantes alliaient leurs forces pour un futur plus durable ? C’est un peu la philosophie de FabBRICK ! Son idée ? La valorisation de vieux vêtements en matériau de construction. La fondatrice, Clarisse Merlet, s’appuie sur les caractéristiques des textiles récupérés pour concevoir un matériau de construction écologique, design et isolant thermique et acoustique. FabBRICK a déjà revalorisé 13 tonnes de déchets textiles.

Et demain, un artisanat garant du bien-être animal 

Les standards en matière de bien-être animal bougent ! Cachemire, duvet, laine, cuir, fourrure…, il y a matière à rendre l’industrie de la mode et du textile  respectueuse de la santé animale. 

Il ne faudra plus compter sur Canada Goose pour proposer des modèles en fourrure. La marque canadienne, qui commercialise des doudounes depuis 1957, souhaite désormais s’en passer. Elle se donne un an et demi pour y arriver. « Our Future Is Fur Free » , a lancé Canada Goose sur Instagram. La PETA dénonçait depuis longtemps la capture de coyotes sauvages avec des trappes. 

Mr Porter, géant de l’e-commerce dédié à la mode masculine, y croit également et le démontre avec The Craftsmanship Code, une nouvelle section permanente de marques triées sur le volet. Pour y figurer, il faut montrer patte blanche en matière de réduction de la pollution, de préservation des écosystèmes, de production locale, mais aussi de respect du bien-être animal.

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