Rappeur avec des dents en argen et un billet dans entre ses dents

Roxanne, une agence qui connecte le rap et les marques

© Cottonbro - Pexels

Placements de produits, brand content, influence…, l’agence de marketing musical Roxanne crée de nouvelles passerelles entre la musique urbaine et les marques. Avec l’idée de s’éloigner des stéréotypes, elle n’hésite pas à associer l’image de ces artistes à de nouveaux secteurs, comme la food ou les nouvelles technologies.

Les collaborations entre les artistes de musique urbaine et les marques se développent fortement en France. Récemment, on a vu le rappeur Niska faire un livestream pour la sortie du nouveau parfum de Diesel, Luv Resval apparaître dans un spot publicitaire de la maison de couture Lanvin ou encore Leon Chihiro signer une campagne à 360° avec la marque de jus de fruits Tropico. On veut s’inscrire dans ce mouvement et aider les artistes à créer des partenariats originaux.

Sonia Boton-Gboh - fondatrice agence Roxanne

Ancienne responsable marketing international chez L’Oréal pendant plus de 10 ans, cette passionnée de musique décide, en 2017, de quitter ce poste pour se lancer dans l’entreprenariat.

« On veut montrer que le rap peut prôner un mode de vie sain »

Fondée en juillet 2019, Roxanne a su trouver sa place en sortant des sentiers battus. Alors que la majorité des partenariats signés par les artistes de musique urbaine le sont avec des marques de sportswear ou des sites de paris en ligne, l’agence s’attaque à des secteurs peu habitués à travailler avec ces artistes. Au menu par exemple, une association entre le rappeur Landy et la marque de bar à salades Picadeli ou celle de Ninho avec la plateforme de prise de rendez-vous beauté Planity. « Notre volonté, c’est vraiment de casser les codes. Je veux montrer que le rap peut aussi prôner un mode de vie sain par exemple » . En près de deux ans, cette agence a travaillé avec des marques comme Webedia, L'Oréal, ou encore Casio G-Shock ainsi que des majors de l’industrie musicale telles qu’Universal Music.

La pandémie a également aidé ces rapprochements avec des marques qui misent davantage sur le digital et des artistes qui ont besoin de trouver d’autres revenus, faute de concerts. Placements de produits, brand content, contrats d’égérie, créations musicales…, les collaborations peuvent prendre de nombreuses formes, à condition qu’elles soient en phase avec la personnalité des artistes.

Je ne propose jamais une association si les deux parties ne sont pas à l’aise. On sent vraiment que les mentalités évoluent dans le bon sens. La musique urbaine obtient, peu à peu, une visibilité auprès des marques plus en accord avec son statut de style le plus écouté de France, même s’il reste encore du chemin à parcourir.

Sonia Boton-Gboh - fondatrice agence Roxanne
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