Sièges de voitures en cuir marron.

Volvo s’engage à produire ses voitures électriques sans cuir dès 2030

© kurmyshov

Volvo aspire à produire 25 % des composants de ses voitures avec des matériaux recyclés d'ici 2025 et à ne produire que des véhicules électriques dès 2030.

Des sièges en liège

Par souci éthique, la marque suédoise s’engage à utiliser Nordico, un tissu qui se présente comme une alternative au cuir animal. Nouveau remplaçant du cuir des voitures électriques Volvo, Nordico est un mélange de textiles composé de matériaux recyclés comme du plastique recyclé, des bouchons de liège recyclés ou encore du bois provenant de foresteries durables. Pour cela, la marque fait appel à l’approvisionnement responsable avec des matériaux venant de l’industrie vinicole européenne, ou de la région scandinave pour le bois des forêts de Suède et de Finlande.

Par ailleurs, alors qu'elle est loin de se dire végane, la firme automobile s’engage à réduire son utilisation de produits résiduels issus de l’élevage bovin dans sa production de plastique, caoutchouc, lubrifiants et adhésifs.

L’écologie chez Volvo

L’écologie marque fortement l’identité de la marque suédoise. En effet, afin de repenser ses modes de production, Volvo met en place, dès 2015, un système de circularité à travers des usines zéro déchets qui recyclent, voire remettent à neuf quand cela est possible, certains matériaux et éléments des véhicules. Ainsi, dès la fin 2018, tout les déchets issus du site de construction Volvo de Pennsylvanie furent détournés des décharges au profit du recyclage ou de leur incinération complète.

Ces prouesses s’accompagnent d’un appel à ses fournisseurs directs à s’engager dans l’utilisation d'énergies renouvelables d’ici 2030. En effet, c’est à travers le réglement REACH, un cadre réglementaire pour les produits chimiques dans l’UE, que Volvo choisit ses fournisseurs. Afin d’assurer des chaînes de production durables, la firme suédoise s’attarde notamment sur la traçabilité des matières premières qu’elle exploite. De plus, face à son devoir de diligence dans sa part de la chaîne d’approvisionnement en minerais, Volvo lance un guide dédié à l’exploitation minérale durable pour ses fournisseurs.

Enfin, en 2019, Volvo investit 2,1 milliards de dollars en recherche et développement dans le domaine de la conduite autonome et de l’électromobilité.

Face au mythe de la « voiture propre » , ces mesures ne cachent pas la réalité de l’écoblanchiment. Pourtant, Volvo, comme d’autres grandes marques automobiles, semble prendre conscience de l’enjeu qu’est la place de l’écologie dans le secteur automobile en se penchant sur de réels moyens d’optimiser son empreinte écologique.

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