Plage de namibie

Un projet d'hydrogène vert crée de l'emploi en Namibie

© Wolfgang_Steiner

Hyphen Hydrogen Energy devrait signer un accord contractuel qui lui octroie une exploitation d’hydrogène vert d’une durée de 40 ans. L’entreprise projette de produire jusqu’à 300 000 tonnes d'hydrogène vert par an.

Ruée vers l'énergie verte

Cette énergie renouvelable est produite à partir d’électrolyse, un procédé séparant les molécules d'hydrogène d’une eau dessalée à l’aide d’éoliennes. Sans aucune émission de CO₂, ce système s’appuie sur un cercle vertueux à travers la création d’un hydrogène décarboné grâce à l’utilisation d’une énergie renouvelable.

Avec un budget de 9,4 milliards de dollars, cet accord devrait générer des retombées économiques conséquentes pour la Namibie. Le projet s’inscrivant dans l'initiative gouvernementale de développement du corridor sud, il fait entrer la Namibie dans le marché de l'énergie mondiale et couvrira des besoins à échelle nationale et internationale.

Hydrogène vert VS hydrogène gris

Selon IFP Énergies Nouvelles, successeur de l’Institut français du pétrole, la production dite « traditionnelle » de l'hydrogène à l’aide d'hydrocarbure peut émettre jusqu’à 10 kilos de CO₂ par kilo produit. Avec une production française d’environ 900 000 tonnes par an, selon les données du Plan de déploiement de l’hydrogène lancé par Nicolas Hulot en 2018, cet hydrogène « gris » générerait 11,5 millions de tonnes de CO₂, soit 3 % des émissions nationales. 

Les molécules d'hydrogène, sous leur forme pure ou celle dérivée d'ammoniac vert, peuvent être utilisées en tant que carburant durable. Bas carbone et renouvelable, l’hydrogène vert peut contribuer à la décarbonisation des industriels et représente une alternative à l’hydrogène traditionnel. Seul bémol, son coût : l’hydrogène décarboné coûte deux à trois fois plus que l’hydrogène gris. Son exploitation nécessite par ailleurs des infrastructures supplémentaires incluant un parc éolien.

Booster l'emploi en Namibie

Ce projet s'inscrit dans la volonté de décarboniser tous les secteurs du pays mais aussi de renforcer le marché de l’emploi namibien.

Pour les habitants du village côtier de Lüderitz, avoisinant le site d'exploitation, le projet représente une source de création d'emplois non négligeable. En effet, entre la construction du site et son activité, le projet devrait permettre la création de 15 000 emplois directs et 3 000 autres en pleine exploitation, dont 90 % devront être occupés par des locaux. À travers le projet SCDI, le gouvernement namibien souhaite ainsi s’appuyer sur l'afflux d’investissements et d'entreprises pour rebooster les infrastructures de Lüderitz.

commentaires

Participer à la conversation

Laisser un commentaire