Une femme avec un carton

Pourquoi le Big Quit touche davantage les femmes

© Andres et Gui Basto

Dans son rapport annuel « Women in the Workplace », l’ONG Lean In constate qu'en 2021, une femme sur trois aurait envisagé de changer de carrière ou de quitter son emploi, contre une femme sur quatre interrogées l’année précédente.

Alors que le burn out a touché environ 40 % des travailleurs (42 % des femmes et 35 % des hommes), pourquoi les femmes sont-elles aussi touchées ?  

Dans son rapport annuel « Les femmes dans le monde du travail » réalisé avec le cabinet McKinsey, l’ONG Lean In constate la désertion des femmes de la vie active.

Des stéréotypes de genre exacerbés durant la pandémie

En 2021, la part de femmes sur le marché du travail américain serait tombée à 57 %, confirme un rapport du National Women’s Law Center, une ONG américaine spécialisée dans la défense des droits des femmes. 

D'après l'étude de Lean In et de McKinsey, les femmes seraient 7 % plus sujettes au burn out que les hommes. Un écart entre hommes et femmes qui aurait presque doublé : 42 % des femmes et 35 % des hommes se disent aujourd’hui épuisés, contre 32 % des femmes et 28 % des hommes l'année dernière.

Ce chiffre serait, toujours selon l’étude, fortement lié à la résurgence du rôle traditionnel de la femme dans le noyau familial. Alors que le télétravail a la cote, cette pratique aurait fait bien des dégâts dans la répartition des tâches dans les ménages.  

Pour forcer la métaphore, après une journée de salariée, la femme échangerait son tableur contre un tablier, endossant une grosse partie de la charge familiale. La fermeture des écoles et l'enseignement à domicile qui en découle aurait ajouté une pression importante sur les mères de famille. Selon l'enquête, 40 % des mères, contre 27 % des pères, auraient vu 3 heures ou plus de tâches ménagères / familiales par jour s'ajouter à leur emploi du temps. Cela représente 15 heures ou plus par semaine, soit l'équivalent d'un emploi à temps partiel. C'est considérable.

Après deux ans de pandémie, les travailleurs sont moins enclins à revenir au « monde d’avant ». Une étude menée par la compagnie d’assurance MetLife rapporte que 78 % des femmes disent vouloir plus de flexibilité quand 73 % d’entre elles réclament de leur employeur plus de possibilités de progression de carrière

commentaires

Participer à la conversation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.