Enfant mangeant des légumes

Lancement du mouvement « Mangeons Durable ! »

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L’École comestible, La Fourche, Oé, Rutabago, Biodemain, Biomede et La Ruche qui dit oui !, suivis par une quinzaine d'acteurs, lancent le mouvement « Mangeons Durable ! ».

Faisant le constat que le système agricole et alimentaire français ne remplit pas aujourd'hui sa promesse de nourrir sainement l'ensemble de la population tout en respectant le vivant, des entreprises de l’alimentation bio et responsable, des spécialistes du monde agricole et des acteurs du monde associatif lancent le mouvement « Mangeons Durable ! ».

Initié par l’Ecole comestible, La Fourche, Oé, Rutabago, Biodemain, Biomede et La Ruche qui dit oui !, ce mouvement encourage les prochains décideurs politiques à penser la transition du secteur vers un modèle plus durable, à travers 12 propositions concrètes et applicables.

Constat du mouvement « Mangeons Durable ! »

Les Français sont inquiets de ne pas parvenir à se nourrir sainement au quotidien

Réussir à se procurer une alimentation saine est aujourd’hui une des préoccupations majeures des Français. Pourtant, la garantie d’avoir accès à des produits de qualité dans son assiette est aujourd’hui loin d’être généralisée. De plus, la responsabilité de faire les bons choix alimentaires repose encore trop sur les seuls consommateurs, alors que l’État peut mettre en œuvre les politiques publiques qui favoriseront une alimentation de qualité, plus durable et plus juste pour le plus grand nombre.

Avec plus de 400 000 exploitations sur son territoire, la France est aujourd’hui le premier pays agricole de l'Union Européenne et celui qui doit montrer le chemin vers un système alimentaire vertueux. Pourtant, plus de 8 millions de Français font appel à l’aide alimentaire et 20% des ménages agricoles vivent sous le seuil de pauvreté.

La France doit se donner les moyens de garantir la résilience de son système agricole et alimentaire

À l’instar d’autres collectifs récemment constitués, « Mangeons Durable ! » estime qu’une transformation en profondeur du système alimentaire est nécessaire afin de garantir notre résilience face aux enjeux climatiques, sociaux et économiques.

Grâce à une mise en commun de leurs expertises, les acteurs de ce mouvement adressent aux candidats à l’élection présidentielle 12 propositions concrètes et applicables détaillées. Pensées avec les financements nécessaires, ces propositions doivent permettre de relever les défis de la transition alimentaire, sans mettre dos à dos agriculteurs, consommateurs et écologie.

12 propositions pour réformer le système

Pour aller jusqu’au bout de ces propositions, « Mangeons Durable ! » veut proposer aux candidats de s’engager à soutenir un texte de loi qui pourra être soumis au Parlement dès le début du prochain quinquennat. Ils identifient 6 chantiers majeurs, dont le détail est disponible dans la proposition de loi et sur le site du mouvement :

  • Réduire drastiquement la dépendance aux pesticides : avec un objectif de 100 % de la surface agricole française en agroécologie à l’horizon 2050 et l’instauration d’un diagnostic de qualité des sols agricoles afin de valoriser les sols sains
  • Assurer un juste prix de la ferme à la fourchette : avec la mise en place d’un revenu minimum agricole pour les agriculteurs bio, l’instauration d’une TVA à taux réduit pour les produits bio et une TVA à taux nul pour les produits bio, décarbonés, issus de la vente directe. La création d’un chèque alimentaire en fonction du revenu des ménages et des expérimentations de sécurité sociale alimentaire est également préconisée.
  • Garantir au consommateur une information transparente et fiable : en interdisant les labels privés moins-disant que le label bio et en créant un label « en conversion » vers le bio et en intégrant l’éducation à l’alimentation durable aux programmes scolaires dès l’école primaire. Enfin, en introduisant l’obligation d’au moins 50% de produits végétaux de la restauration collective fournis localement en 2030.
  • Améliorer le bien-être animal et augmenter la production de protéines végétales : en doublant les objectifs de production de protéines végétales d’ici 2030 et en planifiant la sortie de l’élevage industriel.
  • Financer la transition agroécologique : via la création d’un fonds de compensation pour financer la transition agroécologique et la réorientation des financements issus de la PAC vers l’objectif de 100% de terres en agroécologie d’ici 2050.
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