Pommes et épluchures de pommes sur une table

Maisie Williams et Coperni en partenariat pour la création d’un sac écoresponsable

© MmeEmil

L’actrice de la série Game Of Thrones, en partenariat avec la marque de prêt-à-porter haut de gamme Coperni, a imaginé une collection de sacs à main en matériau faits de déchets de pomme.

Un concept innovant

Inspirée par la représentation de la pomme dans la culture pop, ainsi que par les textures de l'écosystème forestier, cette collection signée Maisie Williams et Coperni a opté pour un tissu de pomme végétalien. En faveur d’une mode plus responsable et durable, elle utilise des pièces sans produits chimiques fabriquées à partir de fibres dérivées des déchets du fruit. 

Cette initiative s’aligne avec les différentes démarches écoresponsables de la marque française qui compte déjà dans ses vestiaires une collection printemps 2022 produite avec des matières faites de chanvre

Par ailleurs, la création du Swipe Bag, pièce référente de Coperni, fait appel à une chaîne d'approvisionnement courte qui assure la traçabilité des matériaux nécessaires à sa confection. Les sacs, fabriqués en Italie, sont perforés au laser et exempts de tout produit chimique grâce à l'utilisation de fibres dérivées de déchets de pommes séchés naturellement. 

Une alternative végane

Ce matériau faits de déchets de pomme est une alternative à l’utilisation de cuir traditionnel. Au delà de son caractère écoresponsable, ce matériau, fabriqué à partir de déchets de pommes cultivées pour l’industrie agroalimentaire, est végan.

Alors que l’exportation de chaussures en cuir en France représente 9,6 milliards d’euros, l’utilisation d’un matériau végétal engage l’industrie de la mode à se confronter à l’enjeu environnmental de ses activités. De l’ananas à la pomme en passant par le champignon, les alternatives végétales permettent de se projeter vers des pratiques plus responsables et moins polluantes.

L’industrie du cuir 

D’après un rapport du Conseil National du Cuir (CNC), alors que le marché du cuir d’origine bovine est détenu par la Chine, ce dernier voit son taux d’exportation chuter de 2010 à 2016, passant de 45 % à 36 %.

En revanche, toujours selon le CNC, un tiers des exportations mondiales de la filière cuir provient d’Europe, dont la moitié est produite par l’Italie et la France, qui jouent des coudes pour rester sur le podium. En 2021, alors que la France reste quatrième exportateur de cuir avec 4 % de l’exportation mondiale, cette activité rapporte à l’Hexagone un chiffre d’affaires de 165,2 millions d’euros. 

Face à ces rendements lucratifs, l’industrie du cuir pose problème à chacune de ses étapes de production. En effet, l’élevage des bovins est responsable à lui seul de 20 % des émissions de gaz à effet de serre mondiaux. Par ailleurs, à travers son importante consommation d’eau et de produits chimiques, de l’élevage à la tannerie, l’industrie du cuir est aujourd’hui pointée du doigt pour son impact environnemental.  

Selon un classement établi par Pure Earth, auparavant Blacksmith Institute, une organisation non gouvernementale américaine, les tanneries arrivent en 4ème position des activités les plus polluantes en raison de l’utilisation du chrome.

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