Femme allongée vetue d'un voile léger

Womanizer investit 250 000 euros dans la recherche sur la santé et la sexualité des femmes

© Ferdinand Studio - Pexels

Womanizer, la marque de sextoys dédiés aux « personnes à vulve » , lance le « Pleasure Fund » . Avec la création de ce fonds pour la recherche, Womanizer s'engage à investir 250 000 euros au cours des cinq prochaines années dans les domaines de la santé, du bien-être et du plaisir sexuels des femmes.

La première étude sera menée en collaboration avec Charité, un hôpital universitaire spécialisé dans la sexologie et la médecine sexuelle, à Berlin.

Aujourd'hui, nous sommes presque tous conscients de l’existence de ce que l'on appelle le « Gender Health Gap » , le fossé entre les sexes en matière de santé. Alors que les personnes de sexe masculin sont considérées comme la référence en médecine, de nombreuses maladies et symptômes de personnes de sexe féminin restent inexplorés à ce jour. Les nouveaux médicaments sont principalement testés sur des groupes expérimentaux composés d’hommes, et il en va de même pour les études, même celles qui touchent principalement les femmes. Les conséquences sont des erreurs de diagnostic, des prescriptions de médicaments inadaptés et des approches thérapeutiques inexplorées. Pour contribuer au changement de ce statu quo, Womanizer investit dans la recherche pour les domaines de la sexualité, de la santé et du plaisir des femmes.

Le cancer du sein & le dysfonctionnement sexuel

Le coup d'envoi a déjà été donné. Le premier projet mené par Womanizer sera en collaboration avec Charité, hôpital universitaire et institut de recherche à Berlin. Ensemble, ils réaliseront une étude explorant les effets des dysfonctionnements sexuels pour les personnes ayant été atteintes du cancer du sein. Ce type de cancer est le plus fréquent chez les femmes, avec environ 70 000 personnes diagnostiquées chaque année rien qu’en Allemagne. Après un cancer du sein, le manque d'estime de soi est très fréquent. De même, la maladie s'accompagne de modifications du flux sanguin vaginal et d'une baisse de la libido.

Financée par Womanizer, cette première étude sera menée par Dr Laura Hatzler, Directrice du groupe de recherche « Female Desire » à l’Institut de Sexologie et de Médecine Sexuelle de l’hôpital Charité. Dans son institut, elle étudiera si, et dans quelle mesure, la masturbation peut aider à réapprendre l'excitation sexuelle, améliorer le flux sanguin et contribuer à une image positive de son corps.

La recherche clinique est primordiale. Le fossé entre les sexes en matière de santé est évident et s’étend de la santé générale à la santé sexuelle, en passant par la santé reproductive. Le Pleasure Fund est une opportunité fabuleuse et essentielle de trouver les bonnes réponses aux questions de santé inhérentes aux femmes.

Dr Jessica Shepherd, Gynécologue Obstétricienne et Experte en santé des femmes.

Qui est à l’initiative du Pleasure Fund ?

Ce n'est pas la première étude clinique lancée et financée par Womanizer. Plus tôt cette année, la marque a publié les résultats de son étude Menstrubation. Cette étude visait à déterminer si et dans quelle mesure la masturbation pouvait soulager les douleurs menstruelles. Les résultats positifs de l’étude ont encouragé Womanizer à en soutenir d'autres, toujours axées sur la santé des femmes. Pendant longtemps, les études cliniques ont été menées exclusivement sur des corps masculins car le corps féminin était considéré comme trop complexe pour la recherche clinique en raison de sa production hormonale accrue. Par exemple, la dysfonction érectile, qui touche 19 % des hommes, a été étudiée cinq fois plus que le syndrome prémenstruel (SPM), qui touche 90 % des femmes. À ce jour, les études portant sur la santé féminine ou reproductive sont sous-financées, car ce sont généralement les hommes qui décident des projets à mener.

La Commission Consultative Internationale du Pleasure Fund

Avec sa technologie brevetée Pleasure Air, la marque a révolutionné toute une industrie en 2014 et s'est depuis engagée à normaliser et à « détabouiser » la sexualité et la masturbation féminines. Avec la création du Pleasure Fund, Womanizer investira 250 000 euros dans la recherche pour les domaines de la santé et de la sexualité des femmes au cours des cinq prochaines années. Cet argent sera attribué à des chercheurs et des médecins du monde entier qui souhaitent mener des recherches et des études sur ces sujets. Les projets seront sélectionnés par un comité consultatif international composé de cinq grands experts du secteur.

Les conséquences du « Gender Health Gap » , le fossé entre les sexes en matière de santé, augmentent les risques d’erreurs de diagnostic et de precription de traitements inadaptés, car les corps féminins présentent des symptômes différents de ceux des hommes dans de nombreux cas. Chez Womanizer, nous voulons contribuer au développement des connaissances sur la santé et le bien-être sexuels des femmes. C'est ce à quoi nous travaillons avec le Pleasure Fund et nous sommes très heureux de collaborer avec Charité pour cette première étude. Le cancer du sein, et ses conséquences en matière de sexualité, touche de nombreuses femmes et n’a été que très peu étudié.

Johanna Rief, Responsable de l’Autonomisation Sexuelle chez Womanizer.
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