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Arcc Spaces, Vice, Meta… Ces entreprises qui dessinent le bureau du futur dans le métavers

Le métavers toque à la porte du monde professionnel et de plus en plus d’entreprises sont séduites par les lieux de travail virtuels.

Entre télétravail et travail hybride, de plus en plus d'entreprises voient les avantages des espaces de bureaux partagés. Que diriez-vous de vous y rendre de manière virtuelle ? Les adeptes du métavers utilisent déjà cette technologie pour changer leur façon d’interagir, de jouer ou encore de créer. Pourquoi ne pas y travailler ? 

La pandémie a stimulé notre utilisation des technologies de télétravail et a permis la collaboration dans un monde du travail décentralisé. Les partisans du métavers affirment que ces mondes virtuels seraient d’ailleurs un moyen de mieux répondre aux désirs de flexibilité des travailleurs.

À quoi ressemblerait donc un lieu de travail dans le métavers ?

Les sociétés tech à la course au métavers

L'avenir du travail pourrait bien aller au-delà des réunions Zoom. L'investissement dans le métavers laisse entrevoir de nouvelles formes de travail, des sortes de « bureaux infinis ». D'ailleurs, d'ici 2030, près de 23 millions d'emplois devraient utiliser la RA et le RV, rapporte une étude du cabinet PwC. Pour s’en convaincre, il suffit de jeter un œil du côté du média ARtillery Intelligence, qui rapporte que l'utilisation du métavers devrait être démocratisée pour atteindre une valeur de 4,26 milliards de dollars en 2023.

En août 2021, Facebook annonce le lancement de son application Horizon Workrooms, un espace de réunion virtuel où les travailleurs peuvent discuter en réalité virtuelle (VR) sous la forme d'un avatar. Développé par Facebook Reality Labs, Horizon Workrooms serait disponible depuis un ordinateur par appel vidéo. L’application permet aux utilisateurs de créer un avatar, de collaborer avec d'autres travailleurs ou de diffuser l’écran de leur ordinateur portable. En somme, toutes les possibilités du réel, en restant assis.

De son côté, la société d’espaces de coworking Arcc Spaces offre, dans le cadre de sa propre formule de bureaux virtuels, un réseau d'affaires reliant des communautés de travailleurs à travers cinq villes asiatiques dans le métavers. À la clef, des événements customisés en fonction de la région de l’utilisateur tels que des « courses aux snacks » ou encore des sessions de partage de connaissances, peut-on lire sur le site d’Arcc Spaces.

En mars 2022, c'est au tour du média Vice de convertir ses bureaux au métavers. Baptisé Viceverse, cet espace de bureaux nouvelle génération se situe sur la plateforme Decentraland et permet à ses employés de travailler sur des projets numériques à l’aide de NFT. C’est le cabinet d'architectes danois Bjarke Ingels Group qui est à l’origine de ce méta-monde à code source ouvert. D'une pierre deux coups, Viceverse servira aussi de laboratoire d'innovation virtuelle à l'agence média et de terrain d'expériences sociales d’une communauté numérique.

Dans les faits, l'espace de travail consiste en un bâtiment blanc à la façade ondulée, avec plusieurs niveaux auxquels on peut accéder par un tunnel central, rapporte Dezeen.

Comment le métavers va-t-il changer notre façon de travailler ?

Pour certains, ces nouveaux modes de travail en réalité virtuelle reviendraient à soumettre son libre arbitre au profit d’une poignée d’entreprises anonymes – un étrange écho aux discours émis à la naissance du Web2. En effet, contrairement à certaines avancées technologiques, le métavers, par sa nature infinie et virtuelle, sera plus difficile à réguler et à contrôler. Les blockchains ont d’ailleurs comme caractéristique première de permettre l'accès à des échanges monétaires décentralisés sans la surveillance de plateformes financières traditionnelles.

Ok, le monde du métavers fait peur et reste controversé, mais quelles sont ses promesses ?  Alors qu’on ne serait plus obligé de se déplacer au bureau, la réduction des voyages favoriserait l’amélioration de la qualité de l'air et réduirait aussi drastiquement les risques de contamination de maladies – un avantage à l’ère de la COVID-19.

Côté entreprise, l'utilisation de la réalité virtuelle pourrait augmenter la productivité des équipes en réduisant le temps de formation du personnel jusqu'à 60 %, rapporte l'étude de PwC.

Il faudra pourtant garder en tête que l’existence d’un bureau virtuel apporte son lot de risques. Un designer de New York rapporte à Euronews que malgré une productivité exacerbée, sa santé pâtit de son immersion dans le métavers. Il oubliait de faire des pauses, perdant la notion du lieu et du temps. Résultat : l’Américain a fini par être en carence de vitamine C, par manque de soleil et par surplus de réalité virtuelle. Cas extrême, oui, mais bien réel.

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