Adolescents qui rigolent

TikTok et l'ONU Femmes lancent un forum de discussion et de sensibilisation sur le cybersexisme

© Ridofranz

Aux côtés de l'ONU Femmes, l'entité des Nations unies pour l'égalité des sexes et l'indépendance des femmes, la plateforme souhaite sensibiliser ses utilisateurs sur des sujets tels que le consentement, le cybersexisme et le cyberharcèlement.

Une campagne de sensibilisation proactive

C’est sous le hashtag #EndViolenceAgainstWomen (traduit « stop aux violences faites aux femmes » ), que le réseau social et l’ONU ouvrent la conversation sur le cyberharcèlement des femmes mais aussi des communautés marginalisées. Sous le parapluie du hashtag, militants et experts partagent des informations et leurs expériences personnelles sur la violence sexiste et le cyberharcèlement sur le réseau. 

Pour l’occasion, une plateforme d’information et de soutien aux victimes d'agressions sexuelles fut mise à disposition des utilisateurs dans l'application via l'onglet Découvrir. Cette dernière comprend des ressources telles qu'un lien vers le Centre de sécurité TikTok ainsi que des numéros de lignes d'assistance. 

Cette initiative fut mise en place le 25 novembre, journée internationale contre les violences faites aux femmes, dans le cadre de seize jours de lutte contre les violences sexistes. Alors que la sensibilisation fut organisée jusqu’au 10 décembre, Journée internationale des droits de l'Homme, le hashtag perdure encore et compte aujourd’hui 21.7 millions de vues sur TikTok.

Combattre un fléau digital 

De nos jours, le cyberharcèlement représente un fléau propre à l'ère des réseaux sociaux, inhérent au XXIe siècle. En 2019, un sondage réalisé auprès de jeunes de 30 pays par l'ONU, rapporte qu'un adolescent sur trois déclarait avoir été victime de cyberharcèlement.

Le cybersexisme désigne un type de cyberharcèlement reposant sur des injonctions sexuelles et sexistes. Il porte notamment sur l’apparence physique et les stéréotypes de genres. Pour les femmes et les jeunes adolescentes, qu'il s'agisse de discours haineux et / ou dégradants, du « doxxing » (publication d'informations privées piratées sur une personne) ou de l'utilisation non consentie d'images et de vidéos à but humiliant, la cyberviolence, en particulier le cybersexisme, est monnaie courante.  

Alors que le mouvement « Me Too » promeut la réalisation de soi et une certaine assurance en l'image physique de la femme, la sexualisation du corps des femmes – de plus en plus jeunes – est souvent sujette à des commentaires obscènes. En effet, selon une étude menée par l’Observatoire universitaire international de l'éducation et de la prévention, et coordonnée par le Centre francilien pour l’égalité femmes-hommes, le cybersexisme concernerait en particulier les 12-25 ans et toucherait en moyenne trois filles par classe.

En cas de cyberharcèlement, la victime peut appeler le numéro net Ecoute 3018. Ce numéro, géré par l’association E-Enfance, permettra à la victime de prendre des mesures contre la publication de propos et d’images dégradantes. Par ailleurs, le cyberharcèlement est défini par l’article 222-33-2-2 du code pénal comme le fait de harceler une personne par des propos ou comportements de manière répétée avec pour but de dégrader de manière physique ou mentale la victime. En France, cette pratique est condamnée à un an de prison et 15 000 € d’amende.

Sensibilisation chez TikTok 

Avec 800 millions d'utilisateurs actifs, l'application TikTok est accessible dans 75 langues et présente dans 155 pays. Sa sphère d’influence est si grande qu’elle atteint une communauté jeune et sensible aux causes sociales.

commentaires

Participer à la conversation

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.