Chaise de bureau

SCOP3 offre une seconde vie au mobilier de bureau

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Créée en juin 2021, la startup montpelliéraine donne une seconde vie à des équipements de bureau en mettant en relation des entreprises souhaitant vendre ou donner leur mobilier avec d'autres entreprises et associations souhaitant en acquérir.

20 euros pour une démarche circulaire

À travers sa plateforme digitale, SCOP3 permet aux entreprises de se débarrasser de surplus d’équipements de bureaux. La plateforme de SCOP3 permet de créer une passerelle entre la demande et l’offre dans une ère teintée par le télétravail et la désertification des bureaux. En effet, en mai 2020, un sondage de Malakoff Humanis révèle que 73 % des Français voulaient rester en télétravail.

À prix très bas, la startup française propose la vente de bureaux, imprimantes ou encore frigos et machines à café, ou bien leur don à une association. On peut ainsi trouver au sein de son catalogue des bureaux pour 50 euros, des lots de casiers à 250 euros ou encore des paillasses de laboratoire pour 150 euros. Pour donner un ordre d'idée, en France, une paillasse sèche typique peut coûter entre 280 et 400 euros.

Afin de se rémunérer, SCOP3 prend une commission de 15 % sur chaque vente, mais son business modèle se base surtout sur l’abonnement des entreprises sur sa plateforme. Cela leur coûte 19,50 euros et couvre les frais administratifs de la vente du mobilier ainsi que les processus de transaction entre l’entreprise et les associations.

Privilégier le réemploi

En plus de faire du bien à la planète, SCOP3 fait plaisir aussi aux portefeuilles des entreprises. En effet, le stockage de mobilier de bureau non utilisé a un coût pour l’entreprise. Du coût de l’entrepôt, en location ou pas, au coût du matériel d’entreposage en passant par les divers frais inhérents à l’entrepôt (éclairage, assurance, chauffage, assurance, etc.), le stockage peut représenter un investissement conséquent. 

Si l’entreprise n’est pas prête à payer ces coûts ou n’a pas les moyens, alors ce mobilier se retrouve en benne. Quand bien même ce dispositif circulaire ne fait que reculer l’échéance et n’est qu’une solution temporaire à nos modes de consommation, le modèle mis en place par SCOP3 permet de faire des économies sur ses coûts de mobilier et d’équipements et détourne la demande vers le réemploi.

Faciliter l'économie solidaire et circulaire

Lorsque les entreprises vendent leur articles, elles peuvent bénéficier d’un CERFA fiscal de « dons en nature » . Concrètement, cela leur permet de déduire de leurs impôts 60 % de la valeur de leur don. Cet élément est couplé au fait que la plateforme est gratuite pour les associations, ce qui renforce la généralisation et la pérennité de ce service.

Cette startup n'est pas la première à mettre en place ce modèle circulaire. En 2017, la communauté du Grand Chalon en Bourgogne lance un appel aux entreprises afin de collecter des équipements de travail usés tels que des gants de travail, des tenues de travail, ou encore des casques et chaussures de sécurité. Ces équipements sont ensuite triés pour être revendus en France et à l'export mais aussi réutilisés, si possible, dans d'autres entreprises ou encore recyclés pour en faire de l'isolant thermique.

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